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Des figurines à la file indienne, dont l’une se démarque des autres en affichant le logo Best Fleets to Drive For.

Qu'est-ce qui différencie Les flottes les plus en vue?

Les entreprises lauréates du programme Les flottes les plus en vue 2026 (Best Fleets to Drive For®) ont été annoncées, et cette année, la liste comporte quelques changements intéressants, ainsi que de précieuses observations pour les transporteurs routiers qui cherchent à créer un milieu de travail qui attire et retient les meilleurs conducteurs et conductrices. Les résultats de 2026 nous offrent un aperçu de la façon dont les flottes innovent, tout en faisant face à une troisième année de récession dans le transport de marchandises et à une économie imprévisible.

Dans le billet de ce mois-ci, nous allons nous pencher sur certains faits saillants, tendances et pratiques exemplaires qui se sont illustrés dans le cadre de la plus récente édition de cette compétition.

Nous avons lancé le programme Les flottes les plus en vue (Best Fleets to Drive For) en 2008, et il s’agit toujours du principal programme annuel dévoué à découvrir les meilleurs milieux de travail dans le secteur du camionnage en Amérique du Nord. Pour participer, une flotte doit être mise en nomination par un chauffeur ou un propriétaire-exploitant travaillant actuellement pour elle. Nous menons des entretiens approfondis auprès de toutes les flottes participantes, recueillons des milliers de sondages remplis par des chauffeurs et chauffeuses, et identifions les programmes les plus efficaces, ainsi que les tendances émergentes dans l’ensemble du secteur. Les résultats sont compilés afin d’identifier les meilleures flottes de l’année, puis publiés afin que tout le monde puisse savoir pourquoi ces flottes sont gagnantes.

Les résultats de 2026 indiquent que les flottes les plus résilientes sont celles qui priorisent l’investissement dans la technologie liée à la sécurité, entretiennent de l’équipement de haute qualité, et favorisent une culture dans laquelle la rétroaction des conducteurs et conductrices entraîne des changements opérationnels concrets. Ces entreprises maintiennent un moral et une loyauté élevés, même en période de ralentissement économique.

Les flottes sont en train de modifier leurs pratiques d’embauche, ce qui a des répercussions sur la manière dont elles concentrent leurs efforts en matière d’expérience pour les conducteurs.

Un bon nombre de finalistes dans le programme ont réduit le nombre d’embauchés qui sont titulaires d’un nouveau permis de classe 1, et certains ont même complètement éliminé leur programme de chauffeurs novices. Ils se concentrent davantage sur les programmes plus avancés pour les conducteurs possédant déjà une certaine expérience.

L’orientation et la formation

Une fois qu’un nouveau conducteur est embauché, la durée moyenne du programme d’orientation est de 2,8 jours. Près de la moitié (48 %) des flottes commencent ce processus avant la première journée en poste, en fournissant des activités ou du travail préalable en ligne. Les gagnants des Flottes les plus en vue doublent les efforts pour faire bonne impression (passant de 25 % à 52 %) en ajoutant une attention de bienvenue de la part des membres de la direction de l’entreprise.

Si on se penche sur la formation continue, le nombre moyen d’heures de formation que les flottes offrent à leurs conducteurs et conductrices après un an de service s’élève à 16 par année. La formation en ligne est devenue la norme, alors que 85 % s’y fient. Cela fait plusieurs années que la formation en ligne est à la hausse, et c’est maintenant le moyen le plus courant que les flottes emploient pour donner de la formation à leurs conducteurs.

Considérant notre propre clientèle, nous savons que cette situation est motivée par la possibilité de fournir plus de formation, d’une qualité uniforme, à moindre coût.

Bien que cela soit populaire, la méthode en ligne n’est pas la seule façon dont les flottes offrent de la formation. Elles emploient toutes au moins un autre moyen dans le cadre de leur éducation permanente, le coaching et la formation en salle de classe étant les plus communs.

Par ailleurs, le coaching est devenu plus courant dans le secteur et auprès de nos flottes gagnantes. Bien que l’industrie ait toujours compté sur les conducteurs chevronnés pour transmettre leur sagesse, un programme de coaching formel est maintenant la norme.

Ce qui était intéressant dans les résultats de cette année, c’est que les flottes s’appuient désormais sur une structure formelle. En effet, 35 % de nos finalistes ont mis en œuvre un programme officiel pour sélectionner et former les coachs et les mentors. Les flottes reconnaissent qu’elles doivent soutenir ces individus, si elles veulent que ces derniers soient de sérieux contributeurs à l’amélioration de la sécurité routière et à la satisfaction des chauffeurs et chauffeuses.

Notre questionnaire comportait une nouvelle question, à savoir si les flottes rémunéraient les conducteurs lorsqu’ils agissaient à titre de coachs ou de mentors. Bien que 80 % des finalistes offraient une certaine rémunération dans ces cas, le niveau variait grandement, soit de moins de 10 $/heure à plus de 100 $/jour.

Dans d’autres domaines de la formation, les deux tiers des finalistes fournissent de la formation pour aider les conducteurs et conductrices à être conscients des dangers et à demeurer en sécurité sur la route, même lorsqu’ils ne sont pas dans le camion.

Les caméras-témoins

Les caméras-témoins pointées vers l’avant sont désormais la norme, en effet, 100 % des finalistes en sont équipés, tandis que seuls 25 % emploient des caméras pointées sur les conducteurs. Les caméras témoins sont aussi la norme dans les activités de formation et de coaching. Tous les transporteurs se fient aux événements déclenchés par caméra-témoin dans leurs programmes de coaching, probablement parce que c’est devenu très facile à faire.

D’ailleurs, CarriersEdge permet à ses clients de programmer des actions de suivi après un événement détecté par une caméra-témoin, en attribuant une formation connexe. Par exemple, si un conducteur enregistre cinq freinages brusques en une semaine, le système peut attribuer automatiquement un cours de rappel sur la conduite préventive.

Les données fournies par les caméras-témoins sont maintenant une mesure de sécurité par défaut, remplaçant les infractions plus traditionnelles d’accidents et de mises hors service. Ces données et tableaux de bord que la technologie en cabine fournit procurent aux flottes des éléments concrets sur lesquels elles peuvent s’appuyer pour tenter d’apporter des corrections, mais ils présentent également certains inconvénients potentiels.

En axant leurs efforts sur l’amélioration des cotes des caméras-témoins, les flottes peuvent faire passer leur programme de coaching à une activité purement réactive et corrective, plutôt que de prendre une approche plus globale qui reconnaît aussi les bons coups. Nous explorons cela plus en détail ici.

Le deuxième inconvénient potentiel est ce que l’on appelle La Loi de Goodhart, qui énonce : « Lorsqu’une mesure devient un objectif, elle cesse d’être une bonne mesure ». Si on l’applique à l’exemple en question, cela signifie simplement que ces données faciles à suivre nous empêchent de voir l’objectif plus large qui consiste à améliorer la sécurité dans son ensemble. D’ailleurs, nous observerons à l’avenir comment cette évolution se traduira à long terme.

La sécurité et le confort au-delà du volant

Les flottes s’efforcent toujours à rendre la vie plus facile à leurs conducteurs et conductrices. Lorsqu’il est question des entretiens mécaniques prévus, seuls 20 % des conducteurs sont en arrêt forcé pendant plus de deux heures, et 60 % des flottes veillent à ce qu’il n’y ait aucun arrêt dans le cadre de tous les entretiens prévus.

Le cinquième des flottes se servent de cartes de pointage d’expéditeurs ou de méthodes semblables pour faire le suivi de l’expérience des conducteurs au moment de charger et de décharger leur cargaison, et elles utilisent ces données dans la gestion des relations avec la clientèle. On a aussi constaté une augmentation des services visant les conducteurs sur les lieux des entreprises, et un abandon progressif de ceux qui pouvaient être plus adaptés au personnel de bureau.

En matière de technologie pour la sécurité, nous avons déjà discuté de l’omniprésence des caméras-témoins. En outre, le tiers des flottes proposent des DCE pourvus d’un bouton d’alarme.

Les flottes en font beaucoup aussi pour rendre leurs terminaux plus confortables. En effet, 98 % d’entre elles incluent du divertissement comme des jeux vidéo et la télévision, par câble ou par diffusion en continu. Les douches sont standard (76 %), et un peu plus de la moitié (55 %) offrent des machines pour la lessive, ainsi que des boissons et des collations gratuites. En général, les flottes ont signalé un investissement plus centré sur les besoins des conducteurs que pour des services répondant à ceux du personnel de bureau.

Les flottes reconnaissent l’importance de passer du temps à la maison pour se ressourcer. Par ailleurs, 80 % offrent plus que le minimum de congé obligatoire pour les conducteurs et 37 % donnent un congé généreux ou exceptionnel.

Dans notre prochain article, nous nous pencherons davantage sur certains de ces résultats, et ferons état de tendances utiles, ainsi que d’innovations qui méritent votre attention. Si vous souhaitez apprendre des meilleurs dans le secteur, inscrivez-vous à notre congrès « Best Fleets to Drive For Education & Awards Conference » qui se tiendra à Charlotte, en Caroline du Nord, les 16 et 17 mars prochains.

Vous aurez l’occasion d’entendre les gagnants de cette année parler de ce qu’ils font pour se démarquer et innover dans l’environnement actuel. Nous soulignerons les tendances émergentes et les pratiques exemplaires que cette compétition a révélées. Finalement, vous aurez la chance de réseauter avec des gens partageant les mêmes idées durant cet événement intense d’une journée et demie.

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